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Les Vegan jouent-ils du violon ?

Lors d’une réunion de famille il y a peu de temps, il m’est venu une question qui, je crois, m’a fait passer pour un être extra-terrestre aux yeux de tous. Pour expliquer cette situation un peu étrange, il faut commencer par imaginer le contexte : mon beau-père, antiquaire à la retraite, et collectionneur de belles choses, nous présentait sa collection d’archets anciens pour violons. En l’observant bien, en regardant attentivement pour la première fois les matériaux qui constituaient l’objet, me vient cette question  : « Est-ce que les Vegan jouent du violon ? « 

Bien évidemment, dans le contexte où cette question m’est venue, je n’ai pas trouvé de réponses. Quelques regards incrédules tout au plus. Parce que si j’ai bien compris ce que défendent les adeptes du Veganisme, je me pose encore des questions sur la faisabilité d’un tel engagement au quotidien.

Les Vegan refusent le spécisme. Autrement dit, il refusent toute forme d’exploitation animale, considérant que notre espèce ne présente aucune supériorité morale sur une autre. Cela va du simple fait de ne pas manger d’animaux, mais aussi de ne pas les exploiter, peu importe le type d’animal dont on parle, de quelque façon que ce soit. Ainsi, la personne sensible au mouvement Vegan considère juste de ne plus manger de produits animal (lait, produits laitiers, produits de la ruche, œufs…) ni de se vêtir de leurs peaux (cuir, laine…). Bien évidemment, toute forme d’utilisation à des fins de loisirs plus ou moins cruels est remis en question (corrida, parcs marins, zoos, cirques…)*

Depuis quelques années, j’ai régulièrement changé de régime alimentaire. Tout d’abord interpellée par la quantité de produits industriels que je consommais, et qui m’abîmaient la santé, je me suis mis à cuisiner et à acheter des produits locaux, biologiques si possible. « Que ton alimentation soit ta première médecine », disait Hippocrate… Puis, n’ayant pas depuis ma plus tendre enfance un attrait particulier pour la viande, j’ai adopté un régime plutôt « flexitarien »… pour constater quelques années plus tard que dans les faits, je ne mangeais quasimment plus de viande ! J’ai donc décidé de tout simplement la supprimer. Cela est d’autant plus logique que je devenais de plus en plus sensible à l’écologie, et que cela trouvait tout son sens de minimiser par cet acte mon impact sur la planète (Je dis ça très humblement, n’est-ce pas ? Mais y’a pas de petites actions !)

La naissance de ma fille a été un très grand déclencheur de questions. Outre ce qui concerne le contexte particulier de naître dans notre société aujourd’hui, et de trouver des solutions dans la parentalité et l’éducation alternative, c’est par le biais de l’allaitement, qui à mes yeux était l’aliment le plus adapté à sa croissance, j’ai commencé à trouver de plus en plus étrange l’utilisation du lait d’un autre mammifère… jusqu’à un âge avancé qui dépasse de loin le sevrage naturel de l’homme ! Donc acte : Adios lait de vache ! (et puis, il faut le dire, depuis que j’ai cessé de boire du lait de vache, j’ai vachement moins de « mal à digérer »). Pour autant j’ai continué à manger du fromage et des yahourts, mais plutôt de brebis ou de chèvre, plus facilement assimilables par l’organisme humain.

Côté « loisirs », je ne peux pas renier un passé de cavalière avec un grand attrait pour le dressage des chevaux dans diverses cultures. Cela m’a amené à assister à une corrida au Portugal, au travail de tri de bétail en Nouvelle-Calédonie, ou bien à suivre une chasse à courre en France… Ou encore à regarder avec passion des années durant les orques du Marineland tourner en rond dans un bassin qui équivaudrait à une baignoire pour nous. S’il est vrai que je m’étais posé peu de questions à chacune de ses époques, aujourd’hui je pose un autre regard sur les animaux qui m’entourent, et que « j’utilise » pour ma satisfaction personnelle. Je réfléchis plus souvent à la provenance de la laine et du cuir que je porte, aux tests sur les cosmétiques que j’achète, les œufs que je mange, ma façon de monter mes chevaux, du fromage de chèvre que je consomme, celui de mes chèvres…

Je suis donc dans un entre-deux, une transition qui consiste à adopter le régime « pesco-végétarien » (vous suivez ?) avec une influence végétalienne. D’où une grande source d’inspiration dans la cuisine Vegan.

D’où aussi, une grande remise en question sur ma place et sur la bien-traitance animale.

D’où ma question :

Un Vegan pratique t-il le violon avec un archet en CRINS DE CHEVAL ????

 

* Voir cet article très drôle sur les Vegan afin de mieux comprendre  « et si ces enfoirés de Vegan avaient raison ? « 

 

 

 

 

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