Bla bla·Jardinage

Ces jardins luxuriants

la jungle etroite

La semaine dernière nous avons visité les Jardins des Fraternités Ouvrières à Mouscron (Belgique).

Bien évidemment, en plein cœur de l’hiver, nous n’avons pas vu la végétation luxuriante que les vidéos glanées sur internet nous font miroiter, mais cela était tout aussi instructif de le voir à nu. Déjà, il est absolument impossible d’imaginer que derrière la porte cochère de cette petite ville Belge puissent se cacher autant de richesses végétales. Ensuite, la densité de bipèdes réunis dans la pièce principale continue d’entretenir l’effet de surprise ! Chacun fouille, du plafond jusqu’au sol dans les milliers de petites boîtes de cartons laissées à la portée de tous sur les étagères, à la recherche de graines, des variétés les plus rares, aux plus communes. Ainsi, je vais choisir ce que nous avions oublié de commander chez Kokopelli, et qui complètera ce que nous aimerions voir pousser au printemps : des graines de potirons d’Hokkaido, Kabocha (honey delight de son doux nom, j’en salive d’avance), courge Butternut, ail des ours, petite oseille, oignons, petits choux Kale… etc. Toutes ces graines ont été récoltées dans le jardin de Mouscron, donc garanties adaptées aux climats de la région où nous habitons, puisqu’elles n’auront voyagé que de quelques kilomètres. 

Cela nous a permis aussi de profiter des conseils dispensés pour commencer en permaculture. Si ce mode de culture m’intrigue depuis des années, j’ai encore tout à apprendre avant de prétendre l’avoir compris. Bien évidemment, j’ai dévoré les ouvrages sur la ferme du Bec Hellouin, ou sur la forêt nourricière de la Ferme du Plessis, mais j’ai encore du mal à me détacher de l’image du jardin tel que je l’ai connu depuis toute petite.

J’ai été très soulagée d’observer (encore une fois) que seule l’expérimentation m’apprendra à cultiver correctement, et que je peux m’épargner les fastidieux cours de jardinage traditionnels qui consistent à une série d’actions qui entravent souvent le bon sens de la nature. La permaculture, c’est l’ensemble du vivant, insectes, êtres humains, animaux, micro-organismes qui vivent en harmonie dans le respect des besoins de chacun. Si, par exemple, nous savions que le sol n’est jamais laissé nu, nous apprenons qu’il n’est jamais retourné non plus. Les plantes, « bonnes » ou « mauvaises », ont le droit de vie, elles sont simplement coupées, puis laissées au sol afin de le charger d’éléments nutritifs. Quel gain d’énergie ! Ainsi, un arbre qui aurait une maladie serait coupé, puis supprimé du potager en jardinage traditionnel. Ici, on prendra une branche malade, puis la plantera dans le sol enfin que les autres arbres puissent reconnaître la maladie et ainsi dévelloper le moyen de la combattre. De ce point de vue, la permaculture est l’homéopathie du jardin 😉

Affaire à suivre jusqu’à ce que le printemps pointe son nez…

 

 

 

 

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