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La charge mentale

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Depuis que j’ai partagé par mail cette petite bande dessinée avec une amie, j’ai l’impression de ne plus entendre parler que de ça ! Mon sentiment de « burn-out » en ce qui concerne ma portion de vie « d’humain au foyer »(*) porte donc un nom : la charge mentale ! 

Toutes ces petites actions quotidiennes cachent en fait un vaste sujet de société car il met l’accent sur la répartitions des tâches du foyer. Même si cela peut sembler égalitaire, dans un couple (hétérosexuel, c’est entendu), c’est bien souvent la femme qui organise, et planifie le bon fonctionnement du foyer.

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Je me suis assez précisément reconnue dans les différents articles, mon maître-mot depuis que je suis devenue mère est : rentabilité ! Je suis une capitaliste au foyer. Plus un seul mouvement qui n’est pas rentabilisé, « ne pars les mains vides » mon leitmotiv.

Je me souviens encore d’avoir twitté avec fierté lors de mon congé maternité, que j’étais en train d’allaiter mon bébé, porté dans son porte-bébé (team maternage proximal), de débarrasser le lave-vaisselle, tout en faisant revenir des courgettes. J’étais devenue une sorte de femme-orchestre du foyer et j’étais si fière de ma toute-puissance maternelle. Sérieusement, je crois n’avoir jamais été aussi organisée de toute ma vie que depuis que je suis devenue mère, et n’avoir jamais été aussi épuisée mentalement (c’est le revers).

Et encore aujourd’hui, mes capacités ont augmentées ! Si je me rends d’une pièce à une autre (pour aller y chercher un objet par exemple) je peux être sûre que sur le trajet j’aurais rangé un jouet qui traîne, noté sur une liste l’achat de petits pois surgelés pour la prochaine virée au supermarché, déplacé un panier de linge sale, et pourquoi pas répondu à un texto en route, réalisé un flyer pour une asso, vidé un seau à compost, ou aidé une petite personne en rage de ne pas savoir faire sa queue-de-cheval. Et évidemment, à la fin de la journée, je tire une énorme culpabilité à ne pas faire plus, mieux, ou encore plus (ce n’est, ceci dit, pas spécialement un sentiment féminin)

L’idée n’est certainement pas de blâmer les hommes (non), ni même de placer les femmes en victimes (non), mais d’observer que ce comportement n’a rien d’inné ou d’acquis. C’est plutôt que cette conformation arrive dès le plus jeune âge : lorsque l’on offre aux petites filles des aspirateurs, des poupons à s’occuper… Ce conditionnement dont on connaît maintenant bien les rouages, et qui continuera toute la vie s’il n’est pas remis en questions (encore une fois l’importance de proposer une éducation égalitaire dans les moindres petits détails #onlâcherien)

charge mentale

Sachant cela, le plus difficile, à mon sens, c’est de changer. Nos habitudes. Et de vivre ce changement sans tomber dans les reproches (« pffff les hommes ») , sans accuser l’autre de n’avoir pas demandé (« fallait demander si tu avais besoin d’aide »). 

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j’aurais pas mieux dit 

 

(*) oui, je dis humain au foyer. Quelqu’un doit pourtant bien avoir inventé un terme non genré pour désigner une personne qui se dégage un temps significatif pour ce qui concerne le foyer ?

 

 

 

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Une réflexion au sujet de « La charge mentale »

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