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Une histoire piquante / recettes avec des orties

L’ortie et moi c’est une histoire commencée sur de mauvaises bases et qui se transforme peu à peu en romance bucolique. 
Il y a deux ans, lorsque nous sommes arrivés dans nos verts paturages du Nord, j’ai méthodiquement déraciné tous les spécimens en capacité de frôler mes mollets. Certaines étaient (et sont toujours) si hautes, que dissimulées dans les framboisiers, elles garantissent à notre gourmandise une piquante récompense.
Puis, un peu plus tard, lors d’un stage de botanique, j’ai découvert combien mon aversion m’avait éloigné de cette plante aux milles vertus et combien j’avais méprisé ce trésor. J’ai donc commencé par apprendre à la cueillir… à mains nues ! Dans un axe bien précis, et un avec un peu de technique, il est vrai, on peut facilement éviter le souvenir urticant des premiers essais. Ce fut une grande période de pesto d’orties, de soupes d’orties, d’omelettes d’orties, de tartes aux orties, j’en passe et des meilleures.
J’avais informé ma formatrice que mon jardin en était plein, et elle avait fait un lien évident avec mon aversion. Cette plante essayait de me dire quelque chose, et une fois que j’aurais accepté de l’entendre, elle disparaitrait. Un peu trop mystique pour moi sur le coup, mais soit, j’en ai pris note, et j’en ai fait une cure de printemps.
Je continuais néanmoins à faucher consciensieusement les prés des chevaux, pour éviter la prolifération, et je constatais systématiquement leur disparition une fois séchées. Pour confirmer mon intuition, j’accrochais un gros bouquet tête en bas dans l’écurie, pour le découvrir disparu le lendemain ! Les chevaux mangeaient donc effectivement les orties séchées.
A peu près à la même période, j’essayais de sauver une chèvre d’une très grosse anémie probablement causée par une infestation massive de vers intestinaux. Les vermifuges chimiques n’ayant pas de donnés de résultats fulgurants, la malheureuse dépérissait et maigrissait sans avoir la capacité de prendre du poids. Je lui concoctais alors des mashs de céréales tièdes, saupoudrés d’orties fraîches hachées, et d’ail en poudre, afin de lui assurer une prise rapide en fer et une action répulsive pour les vers. (ça ne l’a pas sauvée au final, mais a permis un sursis de quelques semaines).
Fort nutritives, et riches en fer et magnésium, elles ont l’avantage non négligeable de pousser sans difficulté et d’apporter leurs bienfaits en toute saison. Le printemps, c’est le moment des jeunes tendres pousses pleines de vitamines, de mineraux, et d’oligo-éléments. C’est à ce moment que leurs effets thérapeutiques sont les plus grands (et là, si voulez tomber des nues, allez donc flâner un peu dans un livre de botanique pour voir !). L’été, c’est la montée en graines, et là où elles sont le plus hautes pour être fauchées. On peut faire deux coupes par an. Une fois séchées, elles perdent leur côté urticant, et sont faciles à manipuler.
orties-2
En étendant un peu mes recherches, j’ai découvert quelques conseils en alimentation animale plus que réjouissantes. Voici ce que j’ai pu collecter comme informations.
Chevaux : foin d’orties, ajout de graines aux rations hivernales donnent un poil luisant et de l’énergie (L’ortie est connue pour être un tonique général, revitalisante et régénerante.  Elle redonne de l’énergie et permettrait de surmonter un état de fatigue ou d’épuisement, ponctuel ou chronique.)
Poules : hâchées, séchées, elles agissent comme un activateur de ponte, protègent des parasites et des maladies
Bêtes à cornes : les donner broyées, en fourrage
Depuis j’ai pris l’habitude d’en faucher régulièrement pour les animaux, et j’ai découvert quelques autres recettes pour nous. Xavier, lui, fait du purin d’orties qui a un effet répulsif sur les parasites au potager (j’ai envie de dire, vu l’odeur…)
En cuisine (sans transition avec le purin d’orties), voici mes recettes favorites.
sel orties
Sel d’orties :
Récolter les graines en août, les faire sécher, ajouter au sel marin, et saupoudrer (avec modération !) les plats de ce sel d’orties.
Soupe d’orties :
Cueillir 100 grammes de têtes d’orties fraîches lavées, et les cuire dans un litre d’eau salée, avec deux ou trois pommes de terre coupées. Ajouter un peu de sel. Passer au mixeur jusqu’à ce que le liquide soit parfaitement homogène, sans traces de fibres. On peut servir avec un peu de crème végétale, ou de crème liquide.
Pesto d’orties :
Pour une version végétalienne, broyer ensembles des feuilles d’orties de printemps (un seul conseil : avec des gants), des pignons, de l’huile d’olive, de l’ail frais, un peu de sel et de poivre. Les puristes ajouteront un peu de parmesan.
Pour le conserver, il faut recouvrir la préparation d’huile d’olive et le conserver au frais, assez rapidement.
POUR UNE DOUZAINE DE PALETS :
500 g de pommes de terre à chair fondante, de même calibre pour une cuisson homogène
20 à 30 g de feuilles d’ortie fraîches (environ deux poignées)
Thym (ou autre herbe aromatique)
Sel rose de l’Himalaya
Un peu de farine pour enrober les palets
Huile de coco pour la cuisson
♦ Aller cueillir des orties (avec des gants, un pantalon et des bottes pour éviter toute caresse urticante)
♦ Faire cuire les pommes de terre entières, non pelées, dans une grande casserole remplie d’eau, jusqu’à ce que leur chair soit fondante
♦ Peler les pommes de terre cuite et les écraser en purée avec le sel et le thym.
♦ Rincer les feuilles d’ortie à l’eau vinaigrée, puis les faire cuire 2 minutes dans de l’eau bouillante.
♦ Hacher finement les orties avant de les ajouter à la purée de pommes de terre refroidie.
On peut garder quelques petites feuilles pour une jolie présentation lors du façonnage des palets, en les « collant » sur une face.
♦ Confectionner des boulettes de la taille d’une grosse noix (environ 30/35 g) et les aplatir légèrement. Les rouler légèrement dans de la farine avant de réserver.
♦ Dans une poêle bien chaude, faire fondre 1 càc d’huile de coco. Y déposer les palets (les bouger un peu en les faisant tourner sur eux-mêmes pour éviter qu’ils n’accrochent), et faire cuire à feu vif pendant 1 à 2 minutes, jusqu’à ce que la face soit bien dorée, avant de les retourner et de les faire encore cuire 1 à 2 minutes, en surveillant bien.
Petits sablés aux graines d’orties :
♦  5 c. à s. de graines d’orties
♦  70 gr de beurre bio mou
♦  70 gr de sucre de canne non raffiné
♦  1 œuf
♦  1 pincée de sel
♦  150 gr de farine d’épeautre + 2 c. à c. de levain en poudre
Cuire 10 min au four à 180°C
PS : pour les piqures, une simple obervation aux alentours permet souvent de trouver du plantain, qu’il faut alors frotter énergétiquement pour faire diparaitre la douleur.
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